Pensées, à l'heure des grands bouleversements 20
A propos du vide, Jany Laborey, 2005
Lorsque la vue du précipice n’inspire plus
aucune peur
Lorsqu’on comprend que le saut n’est nulle
part ailleurs
Qu’en nous
Alors
L’Uni(s)vers
apparaît
Il se
distingue sous les constructions du Monde
Splendide et
mystérieuse Avalon
On peut alors
contempler
De l’autre
côté
La rive où
l’on n’est plus
On peut alors
s’allonger
Sur les berges
fleuries de la rivière
Passer son
temps
A le regarder
passer
On peut alors
Sourire et
s’émerveiller
De n’être plus
traversé
Par aucune
pensée
On peut alors
découvrir
Au cœur de
notre être
Notre Identité
oubliée
L’existence
jusqu’alors insoupçonnée
De notre Être
Hérétique
