No man's land






Sentir remonter l’Uni(s)-vers en soi comme une puissance créatrice, infiniment bienveillante et douce. Percevoir alors les images d’un futur harmonieux, le développement concret d’une bienveillance sereine et heureuse. Le corps peut faire mal par endroits, lorsque le cœur et l’âme sont légers, ils s’envolent à la fois en nous et hors de nous, sans contradiction, puissamment joyeux. Il est possible que ce ne soit qu’une représentation mentale, une image projetée de notre esprit, une réduction simplifiante, explicite mais réductrice. Et il peut tout autant s’agir d’autre chose : d’une intuition profonde et douce, d’une clarté reposante, lumière-sans–luminosité. Il s’agit alors simplement de rester vigilant(e) ; cependant, nulle crainte à avoir : l’Identité (est). Reste la capacité propre à chacun de persévérer dans son être, d’effectuer ses propres choix et d’accomplir ce potentiel. D’où : rien n’est impossible et l’équation s’écrit à chaque seconde, merveilleuse alchimie. Ainsi, même si je suis dans la représentation, je ne suis malgré tout pas totalement dans son illusion : elle est l’image de l’un des possibles qui peut advenir sous certaines conditions, qui ne sont maîtrisables par quiconque de manière exclusive, et qui dépendent pourtant de chacun de nous. La concrétisation des possibles s’opère à partir de notre posture intime et profonde à l’égard de notre vivante existence : Un-stand.

Sophie Lesueur
Extrait de La Méditation d'Alice, Éditions Ribamar, 2013, p. 141.


Voir également, le glossaire  https://yogaetphilosophie.blogspot.com/2017/09/glossaire.html